Lettre aux Amis des Frères Carmes Déchaux

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    Newsletter 9 - Février 2008


Nouvelles des frères

  • Chapitre provincial
Chapitre provincialComme tous les trois ans, notre Province carmélitaine célèbrera son chapitre au cours du mois d’avril. Des délégués de toutes les communautés (France, Suisse, Québec et Sénégal) rejoindront le couvent de Montpellier dès le dimanche 30 mars pour 10 jours d’assemblée. Cet évènement est de grande importance aussi bien pour la vie des frères que pour leurs différentes missions apostoliques. Aussi nous le confions tout spécialement à votre prière : que nos échanges et nos décisions soient éclairés par la lumière de l’Esprit Saint, pour l’avenir du Carmel masculin en France-Sud et partout où les frères sont au service du Christ et de son Église.

  • Journée Père Marie Eugène à Montpellier
Père Marie EugèneDimanche 3 février 2007, au couvent de Montpellier, une journée sur le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, carme de la Province d’Avignon-Aquitaine et fondateur de l’Institut séculier Notre-Dame de Vie. Les membres de l’Institut et les frères carmes de Montpellier organisent cette journée autour de cette figure spirituelle du XXe siècle et vous invitent à y participer. Monseigneur THOMAZEAU, Archevêque de Montpellier présidera l’eucharistie dominicale.

Déroulement de la journée (11h-17h30) : 11h00 Eucharistie présidée par notre archevêque, suivie d'un vin d’honneur. Possibilité de pique-niquer dans le jardin du couvent 14h00 Présentation audio-visuelle : « La vie du Père Marie-Eugène et son message » 15h00 Conférence du Père Louis-Marie : « Père Marie-Eugène : carme, fils de la Province d’Avignon-Aquitaine » 16h00 Échange animé par des frères carmes et des membres de l’Institut Notre-Dame de Vie. 17h00 Vêpres

www.carmesmontpellier.org
  • Ordination sacerdotale de fr. Jean Sébastien.
Le 8 décembre 2007, en la fête de l'Immaculée Conception, notre frère Jean Sébastien, du couvent de Kaolack au Sénégal, a été ordonné prêtre par Mgr. Le Gall, archevêque de Toulouse, dans la chapelle de notre couvent de Toulouse. Nous rendons grâce pour ce nouveau prêtre !



Editorial  « De quoi vivez-vous ? »

Parmi les questions que l’on pose à un religieux, celle-ci tient toujours une des premières places. Et c’est normal lorsqu’on considère le rang que tiennent l’argent et le niveau de vie dans nos sociétés. Répondre à cette question est en soi facile car il suffit de consulter le logiciel de comptabilité pour se rendre compte d’où viennent les recettes de nos communautés. Mais cette question en induit une autre, bien plus délicate pour l’homme qui veut se donner à Dieu et donc finalement pour tout chrétien : « Comment vivons-nous ? ». Ces recettes, comment les utilisons-nous et surtout comment les confrontons-nous à ce voeu de pauvreté que nous avons professé si nous sommes religieux ou à l’exigence de détachement que le Seigneur adresse à tous dans l’Évangile.

Pour une personne consacrée comme pour tout fidèle chrétien, la relation à l’argent et à la possession relève d’un équilibre instable qu’il faut constamment réajuster. Pour nous, religieux carme, cet équilibre est différent selon les frères, en fonction des tâches qu’ils accomplissent, des santés, des besoins spécifiques ; et selon les communautés, en fonction de la mission à laquelle elles doivent oeuvrer et des instruments matériels dont elles ont à se servir. Il faut, bien sûr, bannir toute comparaison entre les personnes ou les structures mais confronter régulièrement son propre mode de vie à ce que
le Seigneur attend de nous.

Et pour éviter de s’illusionner soi-même, il est souvent bien utile de faire cette confrontation avec l’aide de son supérieur et parfois même de son accompagnateur qui peut poser un regard objectif et détaché sur notre mode de vie. Suis-je bien dans l’obéissance vis-à-vis de mon supérieur ? Est-ce que je l’informe bien de mes possessions et de mes besoins ? Suis-je en vérité aussi face à moi-même, sans faux semblant ? Et surtout suisje vraiment libre par rapport aux mirages de la consommation ? Suis-je libre par rapport à tout ce que la société m’offre de nouveautés, de conforts, de facilités ? Et suis-je libre, d’ailleurs, d’adopter parfois sans crainte ces facilités si elles sont nécessaires à l’apostolat ou même à la contemplation que le Seigneur attend de moi ?

Ce juste rapport à la possession est un véritable enjeu pour une vie religieuse paisible et libre, mais il l’est aussi pour la vie paisible et libre de chaque fidèle chrétien, avec des difficultés de discernement qui ne se résolvent qu’en conscience et toujours de manière imparfaite. La raison et le bon sens ont toujours leur place dans la recherche de la perfection chrétienne mais ils relativisent forcément la certitude que la solution adoptée est strictement la meilleure.

Finalement, c’est dans la recherche de Dieu, dans la prière, dans la vie dans l’Esprit Saint que peu à peu les solutions se font jour, et qu’on trouve le juste rapport avec les biens matériels et avec l’argent.
Alors… de quoi vivons-nous ? Mais de Dieu ! De Dieu avant tout le reste et tout le reste étant à Son service.

fr Vincent-Marie – Saint-Désert

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Comme d'honnêtes intendants...

Maison familiale ou lieu public ? Un couvent vit selon la personnalité de la communauté qui y réside, et un tel lieu, nécessairement ‘public’ pour partie, pourrait vite ressembler à un foyer de travailleurs où chacun compte sur l’administration pour que soit assuré l’entretien du bâtiment. C’est bien la communauté des frères qui lui donne son âme et s’inquiète de son ‘enveloppe’...

La gestion quotidienne du couvent est donc à plusieurs niveaux. Il s’agit d’abord de pourvoir aux besoins des frères, des sœurs et des hôtes. À Montpellier, c’est un employé laïc qui assure la cuisine : préparation des repas mais aussi achats, réception des dons en nature – il y en a… –, gestion des stocks. La cuisine n’est jamais seulement une activité nécessaire : la table commune – mais aussi la table des hôtes – signifie quelque chose de la vie communautaire que le Seigneur veut pour nous. Plus prosaïquement, c’est un poste important dans la comptabilité, aussi bien pour ce qui regarde la charge salariale que pour les marchandises...

Certes, une part de l’activité des frères est rémunérée comme telle et donc immédiatement repérable : professeurs, auteurs de livres ou collaborateurs de revues, employés aux Éditions du Carmel, ils remettent ‘au commun’ leur salaire. Mais pour le reste, rien n’est prévisible ni exigible : beaucoup d’apostolats sont rémunérés à la discrétion des demandeurs ; beaucoup d’autres sont par nature non-rétribuables, et tout d’abord les sacrements ! Ceux et celles qui nous soutiennent de leurs dons, contribuent à l’existence d’un lieu de prière et de ressourcement mais aussi attestent de la valeur ‘en soi’ de la vie religieuse comme signe et présence...



La présence d’une communauté est en effet une réalité pérenne, et il revient aux frères qui, aujourd’hui et pour quelques années, occupent les bâtiments, d’assurer l’avenir du couvent comme lieu de vie et de prière. Au vu de la taille des bâtiments et de leur spécificité, il est clair qu’on ‘change d’échelle’ en tous domaines : quant aux coûts (la réfection d’une toiture se chiffre en dizaines de milliers d’euros), et quant aux ‘cycles’ : c’est sur plusieurs décennies que l’entretien des bâtiments est planifié ; les investissements se font à très long termes et justifient des choix (qualité des matériaux, type des installations) différents du ‘privé’.

Le conseil d’amis experts dans ces différents domaines est absolument nécessaire, d’autant que les frères sont rarement formés à de telles tâches. Or envisager des travaux de réfections se chiffrant à plusieurs centaines de milliers d’euros n’est pas sans faire naître chez eux quelque appréhension… d’autant qu’il s’agit de garder constamment à l’esprit que, si le projet et l’entreprise sont nécessaires, tout ceci est à accomplir en tant que gestionnaires de biens qui n’appartiennent pas aux frères ! C’est une œuvre d’Église, dont les frères doivent répondre avec humilité… et compétence.

Fr Martin, économe  Montpellier

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Sur un chemin de pauvreté...

Ce n’est pas choisir de vivre dans la pénurie que de vivre le vœu de pauvreté. Or la pénurie est d’autant plus éloignée de notre propos de vie que nous vivons aujourd’hui dans une société de consommation aux biens abondants, d’acquisition facile. Vivre le vœu de pauvreté est la réponse à un appel adressé par le Seigneur : il nous invite à nourrir notre liberté en essayant de faire autant qu’il nous est possible la part des choses entre ce qui nous est indispensable et ce qui nous est superflu...

Répondre à l’appel à vivre le vœu de pauvreté ne consiste pas à reproduire un modèle de vie éprouvé une fois pour toutes. Au contraire, cela nous oblige à laisser toujours, dans nos consciences, dans nos réunions communautaires, retentir la question suivante : « qu’est-ce qui m’est, qu’est-ce qui nous est indispensable, pour répondre à ma, à notre vocation de religieux du Carmel ? ». Cette question constitue une constante qui sert de point de repère, une orientation à suivre. Ceci, dans des situations toujours variables selon les personnes, les lieux et les temps, afin que les religieux, les communautés, cherchent à nourrir leur liberté. Il en va de la vérité du conseil évangélique de pauvreté, qui ne peut être entendu que par un coeur humblement à l’écoute.

Fr Jean de Sainte-Marie - Toulouse
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Accompagnés et conseillés...

Vous êtes nombreux en France à recevoir des reçus fiscaux pour vos dons grâce à la Fondation des Monastères (FDM) et la Fondation Nationale pour la Protection Sanitaire et Sociale du Clergé de France (FNPSSCF). Des organismes d’aide aux religieux existent aussi en Suisse (Missions intérieures) ou au Québec (ATTIR). Que se cache-t-il derrière ces noms ? Soulevons un coin du voile du côté de la France…

Première surprise : il n’y a que très peu de personnes dans ces organismes. La petite équipe de la Fondation des Monastères soutient un grand nombre de religieux, tout d’abord en émettant des reçus fiscaux, ce qui représente un gros travail au quotidien  Mais la Fondation a aussi pour vocation d’accorder aux communautés religieuses des aides financières pour des travaux, et, plus généralement, d’apporter son conseil pour toutes les difficultés rencontrées. Au téléphone, religieux et religieuses peuvent joindre Mme Beauchesne pour un premier conseil, Mme Avignon, remplie d’idées pour trouver des partenariats pour les projets de travaux, Mme Maréchal, très au fait du monde des médias et de la communication, ou encore le Père Achille Mestre pour toute difficulté juridique.  A la Fondation du Clergé de France comme à la Caisse des cultes (la fameuse CAVIMAC) ou à la Mutuelle Saint-Martin, c’est la même disponibilité, toujours avec des moyens humains et matériels modestes. La devise est la même : se mettre au service des religieux et religieuses, particulièrement en ce qui regarde les dossiers épineux ou particulièrement lourds...

Comment faire des travaux ?
Si les communautés religieuses arrivent à subvenir à leurs besoins quotidiens, comment payer les factures de gros travaux nécessaires ? À vrai dire, et ceci depuis la fondation des Ordres Mendiants, ce n’est possible que grâce à votre générosité. Mais aussi grâce à la générosité de ces fondations et autres organismes. Nous avons pu rénover toute une aile du couvent de Toulouse sur 2 étages, réhabiliter une partie du couvent de Montpellier, commencer les travaux de Kaolack au Sénégal, remplacer une voiture, ou encore faire une installation téléphonique, grâce à ces soutiens. De même pour nos installations sanitaires : les infirmeries du Broussey et de Montpellier bénéficient de ces aides, et des projets pour rénover, remplacer un ascenseur, peuvent être envisagés grâce à ces secours. Un prêt sans intérêt nous a permis d’aménager trois chambres médicalisées, et une subvention servira à réaliser un jour une chambre pour handicapé dans une de nos hôtelleries.

Oui, notre reconnaissance est grande pour vous tous, bénévoles, salariés, fonctionnaires, qui œuvrez dans ces fondations et pour vous qui venez nous aider dans nos couvents. Nous y voyons la charité en actes. Puisse cette entraide témoigner de l’Évangile en ce monde.

Fr. Marie Joseph, économe provincial – Montpellier

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Comment nous aider ?

Pour la France : vous pouvez adresser vos dons à l’économat provincial. Don avec reçu fiscal : libellez votre chèque préférentiellement à l’ordre de « FNPSSCF » ou bien à l’ordre de la « Fondation des Monastères. » Sans reçu fiscal : libeller à l’ordre de la « Province d’Avignon Aquitaine. »
Dispositions fiscales : réduction d’impôt à hauteur de 66 % du montant de votre don dans la limite de 422 euros. Au-delà, réduction de 60 % dans la limite de 20% du revenu net imposable. Exemple : pour un don de 100 euros, vous pouvez déduire 66 euros du montant de vos impôts. A adresser à : Lettre aux Amis, 10 bis rue Moquin Tandon 34090 Montpellier

Pour en savoir plus, consulter la rubrique Aidez-nous.

Pour la Suisse ou le Québec il vous suffit de contacter le couvent de Fribourg ou de Trois Rivières en nous envoyant un mail par le site Internet : Contact.

Retrouvez toutes ces informations ainsi que des nouvelles régulières de la Province sur le site de la « Lettre » : www.lettrecarmesmidi.org

Lettre aux Amis de la Province d’Avignon-Aquitaine
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