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Nouvelles
des frères
Comme tous les trois ans, notre Province
carmélitaine célèbrera son chapitre au
cours du mois d’avril. Des
délégués de toutes les
communautés (France, Suisse, Québec et
Sénégal) rejoindront le couvent de Montpellier
dès le dimanche 30 mars pour 10 jours
d’assemblée. Cet évènement
est de grande importance aussi bien pour la vie des frères
que pour leurs différentes missions apostoliques. Aussi nous
le confions tout spécialement à votre
prière : que nos échanges et nos
décisions soient éclairés par la
lumière de l’Esprit Saint, pour l’avenir
du Carmel masculin en France-Sud et partout où les
frères sont au service du Christ et de son Église.
- Journée
Père Marie Eugène à Montpellier
Dimanche 3 février
2007, au couvent de Montpellier, une journée sur le
Père Marie-Eugène
de l’Enfant-Jésus, carme de la Province
d’Avignon-Aquitaine et fondateur de l’Institut
séculier Notre-Dame de Vie. Les membres de
l’Institut et les frères carmes de Montpellier
organisent cette journée autour de cette figure spirituelle
du XXe siècle et vous invitent à y participer.
Monseigneur THOMAZEAU, Archevêque de Montpellier
présidera l’eucharistie dominicale.
Déroulement de la journée (11h-17h30) : 11h00
Eucharistie présidée par notre
archevêque, suivie d'un vin d’honneur.
Possibilité de pique-niquer dans le jardin du couvent 14h00
Présentation audio-visuelle : « La vie du
Père Marie-Eugène et son message »
15h00 Conférence du Père Louis-Marie :
« Père Marie-Eugène : carme, fils de la
Province d’Avignon-Aquitaine
» 16h00 Échange animé
par des frères carmes et des membres de l’Institut
Notre-Dame de Vie. 17h00 Vêpres
www.carmesmontpellier.org
- Ordination sacerdotale de fr.
Jean Sébastien.
Le 8 décembre 2007, en la
fête de l'Immaculée Conception, notre
frère Jean Sébastien, du couvent de Kaolack au
Sénégal, a été
ordonné prêtre par Mgr. Le Gall,
archevêque de Toulouse, dans la chapelle de notre couvent de
Toulouse. Nous rendons grâce pour ce nouveau prêtre
!
Editorial «
De quoi vivez-vous ?
»
Parmi les questions que l’on pose à un religieux,
celle-ci tient toujours une des premières places. Et
c’est normal lorsqu’on considère le rang
que tiennent l’argent et le niveau de vie dans nos
sociétés. Répondre à cette
question est en soi facile car il suffit de consulter le logiciel de
comptabilité pour se rendre compte d’où
viennent les recettes de nos communautés. Mais cette
question en induit une autre, bien plus délicate pour
l’homme qui veut se donner à Dieu et donc
finalement pour tout chrétien : « Comment
vivons-nous ? ». Ces recettes, comment les utilisons-nous et
surtout comment les confrontons-nous à ce voeu de
pauvreté que nous avons professé si nous sommes
religieux ou à l’exigence de
détachement que le Seigneur adresse à tous dans
l’Évangile.
Pour
une personne consacrée comme pour tout fidèle
chrétien, la relation à l’argent et
à la possession relève d’un
équilibre instable qu’il faut constamment
réajuster. Pour nous, religieux carme, cet
équilibre est différent selon les
frères, en fonction des tâches qu’ils
accomplissent, des santés, des besoins
spécifiques ; et selon les communautés, en
fonction de la mission à laquelle elles doivent oeuvrer et
des instruments matériels dont elles ont à se
servir. Il faut, bien sûr, bannir toute comparaison entre les
personnes ou les structures mais confronter
régulièrement son propre mode de vie à
ce que
le Seigneur attend de nous.
Et pour éviter de s’illusionner
soi-même, il est souvent bien utile de faire cette
confrontation avec l’aide de son supérieur et
parfois même de son accompagnateur qui peut poser un regard
objectif et détaché sur notre mode de vie.
Suis-je bien dans l’obéissance
vis-à-vis de mon supérieur ? Est-ce que je
l’informe bien de mes possessions et de mes besoins ? Suis-je
en vérité aussi face à
moi-même, sans faux semblant ? Et surtout suisje vraiment
libre par rapport aux mirages de la consommation ? Suis-je libre par
rapport à tout ce que la société
m’offre de nouveautés, de conforts, de
facilités ? Et suis-je libre, d’ailleurs,
d’adopter parfois sans crainte ces facilités si
elles sont nécessaires à l’apostolat ou
même à la contemplation que le Seigneur attend de
moi ?
Ce juste rapport à la possession est un véritable
enjeu pour une vie religieuse paisible et libre, mais il
l’est aussi pour la vie paisible et libre de chaque
fidèle chrétien, avec des difficultés
de discernement qui ne se résolvent qu’en
conscience et toujours de manière imparfaite. La raison et
le bon sens ont toujours leur place dans la recherche de la perfection
chrétienne mais ils relativisent forcément la
certitude que la solution adoptée est strictement la
meilleure.
Finalement, c’est dans la recherche de Dieu, dans la
prière, dans la vie dans l’Esprit Saint que peu
à peu les solutions se font jour, et qu’on trouve
le juste rapport avec les biens matériels et avec
l’argent.
Alors… de quoi vivons-nous ? Mais de Dieu ! De Dieu avant
tout le reste et tout le reste étant à Son
service.
fr Vincent-Marie –
Saint-Désert
Pour lire la totalité de la lettre de Février
2008 sur le site, cliquez
ici.
Comme
d'honnêtes intendants...
Maison familiale ou lieu public ? Un couvent vit selon la
personnalité de la communauté qui y
réside, et un tel lieu, nécessairement
‘public’ pour partie, pourrait vite ressembler
à un foyer de travailleurs où chacun compte sur
l’administration pour que soit assuré
l’entretien du bâtiment. C’est bien la
communauté des frères qui lui donne son
âme et s’inquiète de son
‘enveloppe’...
La gestion quotidienne du couvent est donc à plusieurs
niveaux. Il s’agit d’abord de pourvoir aux besoins
des frères, des sœurs et des hôtes.
À Montpellier, c’est un employé
laïc qui assure la cuisine : préparation des repas
mais aussi achats, réception des dons en nature –
il y en a… –, gestion des stocks. La cuisine
n’est jamais seulement une activité
nécessaire : la table commune – mais aussi la
table des hôtes – signifie quelque chose de la vie
communautaire que le Seigneur veut pour nous. Plus
prosaïquement, c’est un poste important dans la
comptabilité, aussi bien pour ce qui regarde la charge
salariale que pour les marchandises...
Certes, une part de l’activité des
frères est rémunérée comme
telle et donc immédiatement repérable :
professeurs, auteurs de livres ou collaborateurs de revues,
employés aux Éditions du Carmel, ils remettent
‘au commun’ leur salaire. Mais pour le reste, rien
n’est prévisible ni exigible : beaucoup
d’apostolats sont rémunérés
à la discrétion des demandeurs ; beaucoup
d’autres sont par nature non-rétribuables, et tout
d’abord les sacrements ! Ceux et celles qui nous soutiennent
de leurs dons, contribuent à l’existence
d’un lieu de prière et de ressourcement mais aussi
attestent de la valeur ‘en soi’ de la vie
religieuse comme signe et présence...
La présence d’une communauté est en
effet une réalité pérenne, et il
revient aux frères qui, aujourd’hui et pour
quelques années, occupent les bâtiments,
d’assurer l’avenir du couvent comme lieu de vie et
de prière. Au vu de la taille des bâtiments et de
leur spécificité, il est clair qu’on
‘change d’échelle’ en tous
domaines : quant aux coûts (la réfection
d’une toiture se chiffre en dizaines de milliers
d’euros), et quant aux ‘cycles’ :
c’est sur plusieurs décennies que
l’entretien des bâtiments est planifié ;
les investissements se font à très long termes et
justifient des choix (qualité des matériaux, type
des installations) différents du
‘privé’.
Le conseil d’amis experts dans ces différents
domaines est absolument nécessaire, d’autant que
les frères sont rarement formés à de
telles tâches. Or envisager des travaux de
réfections se chiffrant à plusieurs centaines de
milliers d’euros n’est pas sans faire
naître chez eux quelque appréhension…
d’autant qu’il s’agit de garder
constamment à l’esprit que, si le projet et
l’entreprise sont nécessaires, tout ceci est
à accomplir en tant que gestionnaires de biens qui
n’appartiennent pas aux frères ! C’est
une œuvre d’Église, dont les
frères doivent répondre avec
humilité… et compétence.
Fr Martin,
économe Montpellier
Sur
un chemin de pauvreté...

Ce n’est pas choisir de vivre dans la pénurie que
de vivre le vœu de pauvreté. Or la
pénurie est d’autant plus
éloignée de notre propos de vie que nous vivons
aujourd’hui dans une société de
consommation aux biens abondants, d’acquisition facile. Vivre
le vœu de pauvreté est la réponse
à un appel adressé par le Seigneur : il nous
invite à nourrir notre liberté en essayant de
faire autant qu’il nous est possible la part des choses entre
ce qui nous est indispensable et ce qui nous est superflu...
Répondre à l’appel à vivre
le vœu de pauvreté ne consiste pas à
reproduire un modèle de vie éprouvé
une fois pour toutes. Au contraire, cela nous oblige à
laisser toujours, dans nos consciences, dans nos réunions
communautaires, retentir la question suivante : «
qu’est-ce qui m’est, qu’est-ce qui nous
est indispensable, pour répondre à ma,
à notre vocation de religieux du Carmel ? ». Cette
question constitue une constante qui sert de point de
repère, une orientation à suivre. Ceci, dans des
situations toujours variables selon les personnes, les lieux et les
temps, afin que les religieux, les communautés, cherchent
à nourrir leur liberté. Il en va de la
vérité du conseil
évangélique de pauvreté, qui ne peut
être entendu que par un coeur humblement à
l’écoute.
Fr Jean de Sainte-Marie -
Toulouse
Accompagnés
et conseillés...
Vous êtes
nombreux en France à recevoir des reçus fiscaux
pour vos dons grâce à la Fondation des
Monastères (FDM) et la Fondation Nationale pour la
Protection Sanitaire et Sociale du Clergé de France
(FNPSSCF). Des organismes d’aide aux religieux existent aussi
en Suisse (Missions intérieures) ou au Québec
(ATTIR). Que se cache-t-il derrière ces noms ? Soulevons un
coin du voile du côté de la France…
Première surprise : il n’y a que très
peu de personnes dans ces organismes. La petite équipe de la
Fondation des Monastères soutient un grand nombre de
religieux, tout d’abord en émettant des
reçus fiscaux, ce qui représente un gros travail
au quotidien Mais la Fondation a aussi pour vocation
d’accorder aux communautés religieuses des aides
financières pour des travaux, et, plus
généralement, d’apporter son conseil
pour toutes les difficultés rencontrées. Au
téléphone, religieux et religieuses peuvent
joindre Mme Beauchesne pour un premier conseil, Mme Avignon, remplie
d’idées pour trouver des partenariats pour les
projets de travaux, Mme Maréchal, très au fait du
monde des médias et de la communication, ou encore le
Père Achille Mestre pour toute difficulté
juridique. A la Fondation du Clergé de France
comme à la Caisse des cultes (la fameuse CAVIMAC) ou
à la Mutuelle Saint-Martin, c’est la
même disponibilité, toujours avec des moyens
humains et matériels modestes. La devise est la
même : se mettre au service des religieux et religieuses,
particulièrement en ce qui regarde les dossiers
épineux ou particulièrement lourds...
 Comment faire des travaux ?
Si les communautés religieuses arrivent à
subvenir à leurs besoins quotidiens, comment payer les
factures de gros travaux nécessaires ? À vrai
dire, et ceci depuis la fondation des Ordres Mendiants, ce
n’est possible que grâce à votre
générosité. Mais aussi grâce
à la générosité de ces
fondations et autres organismes. Nous avons pu rénover toute
une aile du couvent de Toulouse sur 2 étages,
réhabiliter une partie du couvent de Montpellier, commencer
les travaux de Kaolack au Sénégal, remplacer une
voiture, ou encore faire une installation
téléphonique, grâce à ces
soutiens. De même pour nos installations sanitaires : les
infirmeries du Broussey et de Montpellier
bénéficient de ces aides, et des projets pour
rénover, remplacer un ascenseur, peuvent être
envisagés grâce à ces secours. Un
prêt sans intérêt nous a permis
d’aménager trois chambres
médicalisées, et une subvention servira
à réaliser un jour une chambre pour
handicapé dans une de nos hôtelleries.
Oui, notre reconnaissance est grande pour vous tous,
bénévoles, salariés, fonctionnaires,
qui œuvrez dans ces fondations et pour vous qui venez nous
aider dans nos couvents. Nous y voyons la charité en actes.
Puisse cette entraide témoigner de
l’Évangile en ce monde.
Fr. Marie Joseph,
économe provincial – Montpellier
Pour lire la totalité de l'article, cliquez
ici.
Comment
nous aider ?
Pour la France : vous pouvez
adresser vos dons à l’économat
provincial. Don avec reçu fiscal : libellez votre
chèque préférentiellement à
l’ordre de « FNPSSCF » ou bien
à l’ordre de la « Fondation des
Monastères. » Sans reçu fiscal :
libeller à l’ordre de la « Province
d’Avignon Aquitaine. » Dispositions fiscales :
réduction d’impôt à hauteur
de 66 % du montant de votre don dans la limite de 422 euros.
Au-delà, réduction de 60 % dans la limite de 20%
du revenu net imposable. Exemple : pour un don de 100 euros, vous
pouvez déduire 66 euros du montant de vos impôts.
A adresser à : Lettre aux Amis, 10 bis rue Moquin Tandon
34090 Montpellier
Pour en savoir plus, consulter la rubrique Aidez-nous.
Pour la Suisse ou le Québec il vous suffit de contacter le
couvent de Fribourg ou de Trois Rivières en nous envoyant un
mail par le site Internet : Contact.
Retrouvez toutes ces informations ainsi que des nouvelles
régulières de la Province sur le site de la
« Lettre » : www.lettrecarmesmidi.org
Lettre
aux Amis de la Province dAvignon-Aquitaine
10 bis rue Moquin Tandon, F-34090
Montpellier
Tél: 04 99 23 24 96 Fax: 04 67
52 98 79
Montrevers, 29 CH-1700 FRIBOURG
600 rue Notre Dames Est TROIS RIVIERES,
Qué G8T 4G8, CANADA
http://www.lettrecarmesmidi.org
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